Les attaques chimiques de la Ghouta : Une opération sous fausse bannière appuyée par les États-Unis? Tuer des enfants syriens pour justifier une intervention militaire « humanitaire »
Mondialisation.ca, 07octobre 2013
Mère Agnès Mariam de la Croix, auteure du rapport controversé d’ISTEAMS
Les attaques chimiques qui ont eu lieu dans la Ghouta orientale le 21 août, 2013 pourraient constituer l’opération sous fausse bannière la plus horrible de l’histoire.
Les données disponibles à ce jour, indiquent que de nombreux enfants ont été tués par des « rebelles de l’opposition », que leurs corps ont été manipulés et filmés en vue de blâmer le gouvernement syrien pour les attaques, provoquant ainsi l’indignation et galvanisant l’opinion publique mondiale en faveur d’une autre guerre impériale sanglante menée par les États-Unis.
Tout en confirmant l’utilisation d’armes chimiques contre des civils, le rapport de l’ONU n’a pas identifié les auteurs de ces attaques:
Les conclusions de ce rapport sont sans équivoque : les vidéos que les États-Unis et leurs alliés ont utilisées comme preuve pour accuser le gouvernement syrien son des mises en scène.
L’étude indique :



Bien qu’il remette sérieusement en question l’affirmation selon laquelle le gouvernement syrien était derrière les attaques, le rapport n’a pas été couvert par les médias occidentaux, qui se soumettent à l’empire en répétant les allégations de Washington, lesquelles demeurent sans preuves et n’ont aucune crédibilité.
En outre, une controverse a vu le jour concernant les allégations voulant que les rebelles soient responsables des attaques et qu’ils aient utilisé des armes chimiques fournies par les services secrets saoudiens. Dale Gavlak, co-auteure d’un article contenant ces allégations, veut maintenant se dissocier de l’article et fait face à des menaces. Sa carrière est en péril :
Les médias de masse ayant occulté ces crimes portent une lourde responsabilité. Le New York Times a calomnié les conclusions de Mère Agnès et son équipe, l’accusant de « défendre le régime » et de « jouer la carte chrétienne ». Le NYT rejette nonchalamment la preuve que les vidéos sont fausses. Lisez le rapport d’ISTEAMS, puis jugez par vous-même.
Les criminels de guerre qui ont conçu et utilisé cette mise en scène diabolique doivent faire face à la justice.
Les procédures du Conseil de sécurité des Nations Unies à l’encontre du gouvernement syrien doivent être suspendues.
The Ghouta Chemical Attacks: US-Backed False Flag? Killing Syrian Children to Justify a “Humanitarian” Military Intervention, 25 septembre 2013
Traduction par Mondialisation.ca
Les attaques chimiques qui ont eu lieu dans la Ghouta orientale le 21 août, 2013 pourraient constituer l’opération sous fausse bannière la plus horrible de l’histoire.
Les données disponibles à ce jour, indiquent que de nombreux enfants ont été tués par des « rebelles de l’opposition », que leurs corps ont été manipulés et filmés en vue de blâmer le gouvernement syrien pour les attaques, provoquant ainsi l’indignation et galvanisant l’opinion publique mondiale en faveur d’une autre guerre impériale sanglante menée par les États-Unis.
Tout en confirmant l’utilisation d’armes chimiques contre des civils, le rapport de l’ONU n’a pas identifié les auteurs de ces attaques:
Au lieu de procéder à une enquête non
politisée et à une analyse en laboratoire, l’ONU a confié l’enquête sur
les allégations d’attaques au gaz neurologique en Syrie au professeur
Ake Sellstrom, un homme mystérieux cultivant le secret entourant ses
recherches et ses relations politico-militaires [. . .]
Ce vernis cosmétique de neutralité
suédoise a été habilement exploité par Israël et l’OTAN, lesquels ont
inventé des faussetés par le biais des travaux de Sellstrom à l’ONU,
dont le déni des causes chimiques et biologiques du « syndrome de la
guerre du Golfe » et les livraisons d’armes chimiques étasuniennes au
régime de Saddam Hussein [. . .]
Il est connu que Sellstrom est le biochimiste à la tête du European CBRNE
Center [Centre d'études avancées sur la sécurité et la vulnérabilité
sociétale, particulièrement sur les incidents majeurs impliquant des
substances ©humiques, (B)illogiques, (R)adiologiques, (N)ucléaires et
(E)xplosives], à l’Université d’ Umeå au nord de la Suède, financé par
le ministère suédois de la Défense (FOI) [. . .]
En recherche, l’Université d’ Umeå
collabore étroitement avec Technion (l’Institut israélien de
technologie), l’université de Haïfa fournissant la technologie de pointe
à la Force de Défense d’Israël (FDI) et ses agences de
renseignement. Plusieurs ministères, collaborant avec Israël dans la
recherche, participent à des études multidisciplinaires au Centre CBRNE
de Sellstrom [. . .]
L’ambassadrice étasunienne à l’ONU
Samantha Power a dit très clairement que la « concentration du gaz
neurotoxique utilisé en Syrie était plus élevée que celle de l’Irak ».
Sa déclaration devrait être reformulée comme suit : « Saddam a peut-être
transbordé en Syrie du gaz neurotoxique fourni par les États-Unis, mais
le gaz neurotoxique utilisé contre les civils syriens n’était pas le
nôtre. »
Il s’agit là du point essentiel du
rapport Sellstrom : enlever toute responsabilité à Washington, le
principal fournisseur des précurseurs, de la préparation, des
technologies de lancement et des systèmes de stockage des gaz
neurotoxiques au Moyen-Orient, y compris en Israël, en Égypte, en Libye,
en Irak et fort probablement en Syrie (pendant l’ère de bonne volonté
de Clinton).
Le rapport de l’ONU sur les armes
chimiques utilisées en Syrie manque fondamentalement de crédibilité en
raison du bilan trompeur de son inspecteur en chef, Ake Sellstrom,
politiquement et financièrement compromis à tous les niveaux. (Yoichi
Shimatsu, The Sellstrom Report: The United Nations’ Syria Inspector Shills for NATO and Israel)
A la veille de la publication du rapport de la Mission de l’ONU, un
autre rapport soigneusement documenté par Mère Agnès Mariam de la Croix
et l’Équipe internationale d’appui à Mussalaha en Syrie (International
Support Team for Mussalaha in Syria, ISTEAMS) a été publié et très peu
couvert par les médias. (Pour lire le rapport intégral en format PDF, cliquez ici, pdf lourd, téléchargement lent.)Les conclusions de ce rapport sont sans équivoque : les vidéos que les États-Unis et leurs alliés ont utilisées comme preuve pour accuser le gouvernement syrien son des mises en scène.
L’étude indique :
« Nous avons décidé d’examiner
minutieusement ces vidéos dès que certaines familles dont les enfants
ont été enlevés nous ont contactés pour nous informer qu’ils y avaient
reconnu les enfants parmi ceux présentés comme victimes des attaques
chimiques de la Ghouta orientale [...]
Notre première préoccupation était le
sort des enfants que nous voyons dans les images. Ces anges sont
toujours seul entre les mains d’hommes qui semblent être des éléments de
groupes armés. Les enfants décédés sont sans leur famille et ne sont
pas identifiés, et ce jusqu’à ce qu’ils soient enveloppés dans des
linceuls blancs pour l’enterrement. De plus, notre étude souligne sans
aucun doute que les petits corps ont été manipulé et disposé de manière
théâtrale afin de figurer dans la vidéo.
Si les images étudiées ont été éditées et
publiées dans le but de présenter des éléments de preuve pour accuser
l’État syrien d’avoir perpétré les attaques chimiques dans la Ghouta
orientale, nos découvertes incriminent les éditeurs et les acteurs pour
avoir falsifié les faits en tuant et en manipulant des enfants non
identifiés . [...] (Mother Agnes Mariam de la Croix and the
International Support Team for Mussalaha in Syria (ISTEAMS), The Chemical Attacks in East Ghouta Used to Justify a Military Intervention in Syria)
Mahdi Darius Nazemroaya a étudié le rapport. Il écrit :
En faisant de simples observations des
images contenues dans les vidéos présentées comme preuve par les
États-Unis, l’étude indépendante d’ISTEAMS contredit les affirmations de
l’administration Obama et de l’ensemble de la communauté étasunienne du
renseignement [...]
Le rapport d’ISTEAMS ne nie pas que des
armes chimiques ont été utilisées ou que d’innocents Syriens ont été
tués. L’étude fait remarquer logiquement par ses observations qu’il
existe des preuves empiriques que les images de l’échantillon de vidéos
analysées et qualifiées d’authentiques par la communauté étasunienne du
renseignement ont été mises en scène.
Cette constatation est importante, car
elle réfute les affirmations des représentants des agences de
renseignement étasuniennes ayant déclaré que les vidéos qu’ils ont
authentifiées prouvent que le gouvernement syrien a perpétré une attaque
à l’arme chimique dans la Ghouta orientale. (Mahdi Darius Nazemroaya, Look With Your Own Eyes: The Videos of the Chemical Attacks in Syria Show Tampered Scenes)
Dans les images présentées par le gouvernement étasunien, de nombreux éléments n’ont aucun sens.
Le même petit garçon en rouge se trouve dans deux endroits différents

Au moins neuf de ces enfants apparaissent dans deux séquences différentes, dans deux endroits différents

Un petit garçon qui apparaît dans deux vidéos différentes avec deux scénarios différents
Parmi les importantes conclusions du rapport d’ISTEAMS, on note que
malgré les affirmations voulant que les attentats aient tué jusqu’à 1400
personnes, se sont essentiellement des enfants qui apparaissent dans
les vidéos et plusieurs cadavres sont présentés dans différentes vidéos,
lesquelles auraient été tournées dans des lieux divers.Bien qu’il remette sérieusement en question l’affirmation selon laquelle le gouvernement syrien était derrière les attaques, le rapport n’a pas été couvert par les médias occidentaux, qui se soumettent à l’empire en répétant les allégations de Washington, lesquelles demeurent sans preuves et n’ont aucune crédibilité.
En outre, une controverse a vu le jour concernant les allégations voulant que les rebelles soient responsables des attaques et qu’ils aient utilisé des armes chimiques fournies par les services secrets saoudiens. Dale Gavlak, co-auteure d’un article contenant ces allégations, veut maintenant se dissocier de l’article et fait face à des menaces. Sa carrière est en péril :
L’article de MintPress, publié le 29
août, contenant des entrevues avec les rebelles, des membres des
familles des victimes et des villageois de la Ghouta orientale, allègue
que des éléments au sein de l’opposition sont responsables de la
présumée attaque aux armes chimiques du 21 août, et que ces munitions
ont été fournies par le chef du renseignement saoudien, le prince Bandar
bin Sultan [...]
Dale fait l’objet de pressions de plus en
plus fortes de la part d’un tiers pour avoir écrit cet article. Le 30
et le 31 août, elle nous a informés, les rédacteurs de MintPress et
moi-même, par courriel et par téléphone, que des tiers faisaient
d’énormes pressions sur elle relativement à l’article et menaçaient de
mettre fin à sa carrière. Elle a ajouté qu’elle croit que ce tiers était
lui-même sous la pression du chef du renseignement saoudien, le prince
Bandar lui-même, accusé dans l’article d’avoir fourni des armes
chimiques aux rebelles.
Le 30 août, Dale a demandé à MintPress de
retirer son nom complètement de l’article, affirmant que sa carrière et
sa réputation étaient en danger. Elle a ajouté que ces tierces parties
réclamaient qu’elle se dissocie de l’article ou ils mettraient fin à sa
carrière. Le 31 août, j’ai informé Dale par courriel que je préciserais
qu’elle était l’auteure et chercheure de l’article et que Yahya
[Ababneh] était le journaliste sur le terrain, mais que nous
n’enlèverions pas son nom puisque cela constituerait une violation de
l’éthique journalistique. (Phil Greaves, Syria: Controversy surrounding MintPress Chemical Weapons Ghouta Report)
L’information selon laquelle le renseignement saoudien aurait été
impliqué dans les attaques chimiques de la Ghouta a été mentionnée par
un fonctionnaire de l’ONU ayant requis l’anonymat :
Un haut fonctionnaire des Nations Unies
directement lié aux affaires syriennes a déclaré à Al-Akhbar que le
gouvernement syrien n’était pas impliqué dans la prétendue attaque aux
armes chimiques de la Ghouta : « Bien sûr que non, il (le président
Bachar Al-Assad) commettrait un suicide. »
Lorsqu’on lui a demandé qui selon lui
était responsable de l’utilisation de munitions chimiques dans la
Ghouta, le responsable de l’ONU, qui n’a pas permis que l’on divulgue
son identité, a déclaré : « Le renseignement saoudien était derrière les
attaques et malheureusement personne n’osera le dire. » Le représentant
officiel affirme que cette information lui a été fournie par des
rebelles de la Ghouta [...]
Les accusations du représentant officiel
de l’ONU reflètent les déclarations faites plus tôt cette année par un
autre haut représentant de l’ONU, Carla del Ponte. Dans la foulée des
attaques présumées à l’arme chimique à Khan al-Asal, Cheikh Maqsoud
et Saraqeb, elle a déclaré à la télévision suisse à qu’il existait
« des doutes sérieux et concrets, ne constituant toutefois pas encore
des preuves irréfutables », que les rebelles avaient perpétré
l’attentat. Mme Del Ponte avait également observé que les inspecteurs de
l’ONU n’avaient vu aucune preuve indiquant que l’armée syrienne
utilisait des armes chimiques, en ajoutant qu’une enquête plus
approfondie était cependant nécessaire. (Sharmine Narwani and Radwan
Mortada, Questions Plague UN Syria Report. Who was behind the East Ghouta Chemical Weapons Attack?)
Tout ce qui précède porte à croire cette attaque est l’un des crimes
les plus horribles de l’histoire moderne, une mise en scène diabolique
qui consistait à tuer de petits enfants, à produire de fausses séquences
vidéo et des séances de photos de cadavres, le tout en vue de fabriquer
un prétexte pour une intervention militaire en vertu d’un mandat
humanitaire.Les médias de masse ayant occulté ces crimes portent une lourde responsabilité. Le New York Times a calomnié les conclusions de Mère Agnès et son équipe, l’accusant de « défendre le régime » et de « jouer la carte chrétienne ». Le NYT rejette nonchalamment la preuve que les vidéos sont fausses. Lisez le rapport d’ISTEAMS, puis jugez par vous-même.
Les criminels de guerre qui ont conçu et utilisé cette mise en scène diabolique doivent faire face à la justice.
Les procédures du Conseil de sécurité des Nations Unies à l’encontre du gouvernement syrien doivent être suspendues.
Julie Lévesque
Michel Chossudovsky
Article initialement publié en anglais :The Ghouta Chemical Attacks: US-Backed False Flag? Killing Syrian Children to Justify a “Humanitarian” Military Intervention, 25 septembre 2013
Traduction par Mondialisation.ca